Debut: le ninjutsu

Debut: le ninjutsu
La signification du terme Ninjutsu peut être perçue selon différents niveaux de compréhension. Le Kanji "Nin" () se lit "Shinobi" en japonais et englobe deux concepts. Au premier niveau, il représente l'endurance, la persévérance, la volonté. Au deuxième niveau, le sens devient secret, caché, invisible. En séparant la partie supérieure de "Nin" () on y voit le Kanji "Ha" () qui veut dire lame. Ce Kanji porte aussi les traits du Kanji "To" () qui signifie Katana, le sabre japonais. Pour la partie inférieure, c'est le Kanji "Shin" () que l'on découvre. Le caractère "Shin" () veut dire esprit, âme, coeur, sentiment. Et finalement, le Kanji "Jutsu" () signifie art, technique, méthode.

Le ninjutsu, c'est donc:

TAI-JUTSU : Apprentissage du combat à main nue, contre un ou plusieurs adversaires.
DAKEN-TAIJUTSU : Techniques à base de coups, atémi, blocages, que l'on peut comparer au Karaté, avec un soin tout particulier porté à l'étude des points vitaux du corps humain et la manière de les blesser ou détruire par l'emploi judicieux de ses propres armes naturelles.
JU-TAIJUTSU : Techniques de saisie, évasions, projections, luxations, très proches de celles de l'ancien Ju-jutsu , et que reprendra en partie le judo. Le ninja est capable de faire une arme de n'importe quelle partie de son corps, qu'il sait utiliser en force ou en souplesse, le mobilisant tout entier pour l'action.
TAIHEN-JUTSU : Les mille et une manières de se mouvoir en silence, de rouler, sauter, chuter sans crainte et sans mal et de manière à se récupérer intelligemment, en se ménageant par exemple des possibilités pour enchainer immédiatement. En faisant partie la connaissance des ukemi , chutes et roulades lorsque le ninja était projeté en combat ou lorsque il désirait induire son adversaire en erreur en allant de lui même au sol pour l'attaquer aussitôt à partir d'une position inattendue.
BO-JUTSU : Étude du baton long ( bo ) ou court ( hanbo ) comme arme de défense universelle.
NINJA-KEN : Étude du maniement du sabre.
SHURIKEN-JUTSU : Usage des armes de jet de toutes sortes, notamment métalliques tels les senban-shuriken ou shaken, et les bo-shuriken, dards droits.
YARI-JUTSU : Étude du maniement de la lance, qui pouvait prendre de multiples formes.
NAGINATA-JUTSU : Maniement de la lance recourbée ( naginata ) , en usage chez les samouraïs .
KUSARI-GAMA : Usage d'une arme composée d'une faucille et d'une chaîne lestée attachée au manche (ou de deux faucilles reliées par une chaine).
KAYAKU-JUTSU : Technique des armes à feu, des poudres et explosifs.
HENSO-JUTSU : L'art du déguisement.
SHINOBI-IRI : Art de pénétrer par effraction, et de voler ou tuer.
BA-JUTSU : Art de l'équitation militaire.
SUI-REN : Maîtrise de tout ce qui touche à l'eau.
INTON-JUTSU : Art de l'évasion.
TEN-MON : Connaissance du ciel.
CHI-MON : Connaissance de la terre.
BO-RYAKU : La stratégie, notamment celle du combat (heiho).
CHO-HO : L'espionnage.
Le ninjutsu était complètement en opposition avec la culture s'établissant au Japon. C'est pour cela que lors du passage des Jutsus (arts) au Do (voie), il n'y a pas eu de Nindo, considéré comme marginal même si cette art consiste en un art de vie, une méthode de progression physique et une technique spirituelle. Le Ninjutsu ce n'est pas une recherche qui consiste à dominer les autres, ce n'est pas l'agressivité ni la violence gratuite. C'est d'abord se trouver en accord avec les lois de l'Univers, de Dieu, savoir se fondre dans les éléments, déranger le moins possible la nature pour au bout du cheminement, découvir l'Essentiel.

Plus techniquement, cet art martial est constitué de trois branches: le Taïjutsu (techniques à mains nues), le Jujutsu (techniques souples) et le Ninki (technique d'armes). Pour voir le descriptif des armes, cliquer ici http://samourais.free.fr/S_Ninjas2.html.

Au début, l'art du ninjutsu se confondait avec les techniques de combats des Yamabushis (guerriers de la montagne) et des marginaux. Les régions d'Iga et de Koga en deviennent les berceaux, spécialisées dans la protection et la sécurité de l'empereur qui les créa alors que les autres écoles s'occupaient de missions de renseignements et d'intervention. Ces clans vont prospérer durant l'ère Kamakura et Muromachi. Mais le ninja était plus qu'un guerrier, c'était une arme qui avait carte blanche officielle pour ses missions. Chaque ninja était spécialisé dans une discipine qui le destinait pour certaines missions.

Celles-ci étaient très variées:

-Intimidation: les attaques surprises de nuit permettent d'assoir la domination d'un chef sur une région.

-Assassinat

-Espionnage: la principale activité des ninjas (plans de bataille...)

-Intrusion: elles servaient a casser les premières défenses ou à ouvrir les portes du château à l'armée adverse.

-Vol

-Combat: les ninjas pouvaient être engagés sur le champ de batailleen complément de l'armée traditionnelle (exemple de Shimabara en 1637).

Leurs techniques résultaient d'u entraînement physique très poussé: assouplissement, endurance à la douleur. A ceci s'ajoutait l'art du déguisement poussé à l'extrême. L'entraînement spirituel était aussi de mise: la patience était fondamental. D'ailleurs, cette maîtrise psychique passait souvent par des formules incantatoires associées à des positions métaphysiques des mains.

Les Bushis considéraient les ninjas comme la plus dégradante forme de combattants. Ils ne pouvaient accepter d'affronter des hommes qui refusaient le face à face à la lumière du jour. Au fond d'eux, les bushis avaient peur des ninjas car ils avaient l'avantage de la surprise et de techniques secrètes. En plus, être tué par un vulgaire assassin et non par un bushi digne de son rang était pour les bushis une mort déshonorante.

Les ninjas, eux, pensaient que les bushis étaient stupides de ne pas utiliser de techniques pour gagner et que leur code Bushido était un luxe inutile. Ils étaient néanmoins respectueux de leur fidélité envers leur seigneur et de leur courage (seppukku).

Lorsque le Japon se stabilisa politiquement et s'unit, les ninjas commencèrent à devenir des mercenaires individuels ou regroupés en clan, où chacun devait une obéissance absolue vis-à-vis du chef. A la tête du clan, on a le Jounin qui organise le clan. Les Chunins assistent le Jounin. Eux seuls connaissaient son identité. Le Genin était le ninja de base.

Le clan Iga, prenant de plus d'importance, Oda Nobunaga l'attaque le 3 novembre 1581 en envoyant 46000 hommes contre 4000 ninjas. Au bout d'une semaine, des milliers de ninjas furent massacrés et les survivants se dispersèrent en offrant leurs services aux Daimyos (seigneurs féodaux). Nobunaga fut tué à Kyoto par son rival Akeuchi. Ieyasu Tokugawa, bras droit de Nobunaga, dû alors la vie à l'aide inespérée du ninja Hanzo Hattori, dont il venait pourtant de combattre. Hattori et ses ninjas devinrent sa protection rapprochée lorsqu'il devint Shogun en 1603. Avec la restauration de l'ère Meiji, toutes ces forces disparurent.

# Posté le lundi 11 août 2008 08:23

Modifié le mardi 19 août 2008 10:43

l'ennemi: le samurai

l'ennemi: le samurai
La classe de guerriers professionnels du Japon, constituée d'archers montés sur des étalons, trouve son origine dans la volonté de l'empereur Kammu de conquérir des terres des Aïnous à la fin de la période Nara.

Jusque-là, le Japon disposait d'une armée basée sur la conscription, inspirée du modèle chinois. Les hommes âgés de vingt à trente ans étaient conscrits, répartis en autant de gunki (corps de mille soldats et officiers) qu'il y avait de provinces et attachés au service du kokushi (gouverneur de la province).

Ce système se révéla totalement inefficace pour lutter contre les « barbares » Aïnous, redoutables cavaliers. L'empereur décida en 792 de le dissoudre pour mettre en place un nouveau système appelé kondeisei. Le Kondesei avait l'avantage de réduire le poids du service militaire chez les paysans (sur qui reposait l'Économie) puisqu'il était constitué de jeunes cavaliers archers issus de milieux plus aisés. Cette milice, formée de 3964 hommes commença à tomber en désuétude au Xe siècle[1], mais on ne peut affirmer qu'elle soit à l'origine des premiers samouraïs, apparus à cette époque.

Mitsuo Kure, dans son livre Samouraïs (p. 7) cite plusieurs autres origines possibles pour les samouraïs :

les réfugiés Coréens qui s'étaient établis dans le Kantō aux VIe et VIIe siècles, après la chute de la colonie Japonaise de Minama (562) et la fin de la Dynastie Paekche (660). Ces réfugiés, traditionnellement éleveurs de chevaux, pourraient être les ancêtres des mono no fu, mais certains éléments tendent à rejeter cette hypothèse : comme leurs ancêtres continentaux, ces hommes montaient des hongres et non des étalons, et utilisaient des arcs petits et courbés, comme les nomades d'Asie, très loin des grands arcs Japonais.
les kugutsu, des nomades qui parcouraient le Japon en vivant de spectacles de marionnettes et d'acrobaties, eux aussi réputés grands cavaliers archers. Il est toutefois impossible de dire s'ils utilisaient des grands arcs.
les contacts avec les Emishi, durant les combats contre eux, mais aussi au cours d'activités commerciales ou en les employant comme mercenaires pour protéger Kyūshū de tentatives d'invasions coréennes ou chinoises, ont pu inspirer à la cour impériale de Kyōto l'idée de créer une cavalerie, jusqu'ici totalement absente de l'histoire militaire du Japon.
Enfin, Mitsuo Kure énonce une dernière hypothèse selon laquelle les samouraïs seraient à l'origine des gardes du palais impérial au début du Xe siècle, se basant sur les premiers documents mentionnant le mot samurai (ou plutôt saburai, « en service », qui se déforma plus tard en samurai). S'il rejette rapidement cette hypothèse, arguant que les meilleurs élevages de chevaux se trouvaient dans le Kantō et le Tōhoku et que les armures o-yoroi furent mises au point sur le champ de bataille et non dans la paix de la cour, cette hypothèse est en revanche la seule origine citée par Stephen Turnbull dans son Samurai Sourcebook (p. 8).

Le Dr Turnbull indique à leur sujet qu'ils passèrent rapidement du service impérial à celui des riches propriétaires terriens des provinces, qui devaient lutter contre les emishi, les bandits et les propriétaires terriens rivaux. Il précise aussi que ces premiers clans de samouraïs descendaient d'origines modestes, mais se plaçaient sous l'égide de descendants de lignées impériales mineures, partis chercher fortune dans les contrées sauvages. Les deux plus puissants clans de samouraïs de la fin de l'ère Heian, les clans Taira et Minamoto découlent de cette tradition, descendant respectivement des empereurs Kammu et Seiwa.

# Posté le lundi 18 août 2008 16:57

Modifié le mardi 19 août 2008 11:08

les armes du ninja: le shuriken

les armes du ninja: le shuriken
Shuriken Ninja


Shuriken traditionnel de ninjutsu,
Le shuriken (japonais) est une arme traditionnelle japonaise de lancer, qui est utilisée dans le cadre du Shuriken-jutsu. Cet art martial faisait partie intégrante de l'étude des ninja

# Posté le lundi 18 août 2008 17:08

Modifié le lundi 18 août 2008 17:31

les armes du ninja: le katana

les armes du ninja: le katana
La lame ainsi que la poignée comportent plusieurs parties qui ont chacune leur nom ; ceci marque l'importance que la culture japonaise accorde au sabre.

tsuka : poignée ; son c½ur est constitué de deux coques de bois de magnolia.
kashira, ou tsukagashira : décoration au bout du pommeau ;
menuki : broche d'ornement sur la poignée, elle aide également à la saisie ; elle n'est pas posée au même niveau sur la face omote que sur la face ura ;
mekugi : goupille de bambou qui fixe la lame à la tsuka ; la soie (nakago) de la lame et la tsuka sont percées, et le mekugi les traverse de part en part ;
same kawa : peau de requin ou de raie pastenague qui recouvre le bois de la tsuka ; cette peau (contenant de la silice) collée autour ou sur chaque flanc de la poignée servait notamment à l'extrême rigidité de celle-ci ;
tsuka ito ou tsuka maki : laçage de tresse spéciale en soie ou coton, ou encore de cuir autour de la poignée, permettant une meilleure préhension et de maintenir les deux coques constituant la tsuka.
tsuba : garde ;
sepa : parties métallique entre la tsuba et la lame, guidant la soie (nakago) lors de son insertion dans la tsuka ;
habaki : pièce métallique située à la base de la lame ; elle sert à « verrouiller » le sabre dans le fourreau (saya), à éviter qu'il ne tombe ; pour dégainer, l'escrimeur pousse sur la garde (tsuba) avec le pouce pour faire sortir le habaki du saya et pouvoir tirer la lame ;
lame
nakago : soie, partie insérée dans la tsuka et percée d'un ou deux mekugiana (trou permettant le passage du mekugi) ;
hitoe : dos de la soie ;
yasurime : traits de lime organisés sur la soie, varient selon les écoles;
mei : signature gravée dans la soie identifiant le forgeron
mune machi : décrochement sur le dos de la lame, marquant le début du dos de la soie (hitoe) ;
mune : dos de la lame ;
bohi : gouttière ou gorge, permettant d'alléger la lame
yakiba : partie trempée de la lame, formant la ligne de trempe, (hamon). Présente différentes formes : vagues, boîtes, etc
hassaki : tranchant de la lame ;
shinogiji : partie parallèle des flancs, verticale lorsque le sabre est porté à la ceinture ou bien en garde ;
arêtes : la partie parallèle des flancs de la lame (shinogiji) a une certaine épaisseur ; la lame s'affine vers la pointe (kissaki) et vers le tranchant (hassaki), la transition de la partie parallèle et les parties s'affinant forment trois arêtes qui se rencontrent en un point nommé mitsukado ;
shinogi : arête latérale de la lame
yokote : arête séparant la pointe (kissaki) du reste de la lame
koshinogi
mono-uchi : les 9 cm à partir du yokote ; c'est principalement avec cette partie que sont effectuées les coupes
kissaki : pointe biseautée ; elle est séparée du reste de la lame par une arrête, le yokote
sashi omote : lorsque le sabre est porté à la ceinture (sur le flanc gauche, courbure vers le haut), c'est la partie présentée au public (omote), la partie côté extérieur ; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c'est le flanc gauche de la lame ;
c'est également ce côté qui est présenté lorsque la lame est sur un présentoir ;
sashi ura : lorsque le sabre est porté à la ceinture, c'est la partie cachée (ura) ; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c'est le flanc droit de la lame ;
saya : fourreau ; il est fait de bois de magnolia qui, bien séché, est absorbeur d'humidité, limitant l'oxydation des lames ; il est recouvert de laque traditionnelle (22 couches) d'aspect lisse ou granulé à motif avec ou sans incrustation ; celle-ci avait deux vertus : rendre étanche l'ensemble sabre fourreau, et rigidifier le fourreau fait de magnolia fragile ;
sageo : cordelette sur le fourreau.
shito-dome bosse sur le fourreau, au niveau de la sageo

# Posté le lundi 18 août 2008 17:19

l'equipment du ninja: le costume

l'equipment du ninja: le costume
Shinobi-shozoku (tenue du ninja).


Cette tenue de couleur noire permet de se fondre dans l'obscurité. Elle existe aussi en couleur blanche, plus rarement utilisée, pour "un environnement neigeux".


Zukin (capuche).
Fukumen (masque).

Ce masque est une large bande de tissu nouée derrière la tête.

Uwagi (veste).
Tekoh (gant).
Ces gants recouvrent seulement le dessus de la main et maintiennent les manches.
Hakama (pantalon).
Kyahan (jambière).
Elle maintiennent le bas du pantalon.

# Posté le lundi 18 août 2008 17:30